Comment la résonance avec la nature permet de trouver sa place dans le monde
Un des outils de la retraite Résonance est la sylvothérapie, autrement dit : la thérapie par la forêt. Comment cela fonctionne ? C’est une histoire de relation, à travers l’écoute de la nature et de soi, comme dans toutes les pratiques que nous te proposons durant cette retraite.
Résonner avec la nature est un besoin fondamental
La résonance avec la nature est un phénomène naturel puisque dans la nature, tous les éléments sont reliés les uns aux autres par des champs invisibles. Ces derniers peuvent être
considérés comme du « vide rempli d’énergie et d’informations ». Une partie de ces informations constituent les lois biologiques connues des naturopathes qui veillent à ce que notre mode de vie soit respectueux de notre corps et de notre Terre. Tout est interdépendant.
L’homme est un microcosme de l’univers. Il est « ce petit monde qui contient toutes les qualités du grand monde » (Taoïsme). La constatation que « nous sommes la nature » peut nous toucher profondément par sa beauté. Être en « bonne relation » avec soi et l’univers revient à « être » la nature qui s’exprime à travers soi. C’est un besoin fondamental depuis toujours.
C’est pourquoi la coupure progressive qui s’est opérée au fil des siècles a apporté une grande souffrance malgré le bénéfice évident des progrès technologiques. Il est nécessaire, pour trouver son équilibre dans le monde, de développer son esprit scientifique et rationnel ainsi que son esprit intuitif et créatif.
Comment le retour dans la forêt agit sur ta santé
Retourner dans la forêt, et dans la nature plus généralement, nous permet de retrouver cet équilibre perdu. La forêt agit sur toutes les dimensions de notre être : physique, vitale (énergétique), psychologique, émotionnelle et spirituelle (connaissance de soi et connexion au sacré). Cette connexion à la nature nous amène, comme dans un jeu de miroir – le miroir de la relation – à la connexion à nous-même, plus profondément. Elle nous amène aussi à la compréhension de ce que nous sommes dans l’univers, et de qui nous sommes, avec nos singularités.
En forêt il s’agit d’être à la fois relaxé, ouvert, accueillant, attentif et sensible pour capter les signaux émis par la nature en général et l’arbre en particulier. Tous nos sens sont en éveil, comme si toutes nos cellules captaient les informations de l’environnement, intérieur et extérieur, incluant nos propres pensées, pour s’ancrer dans la perception de l’instant.
« Voir » le processus de notre pensée (et des émotions qui y sont liées) conduit à une clarté mentale et à une lucidité que nous pouvons qualifier de libération.
Quand nous percevons l’arbre, non plus comme un objet utilitaire (bois de chauffage, planches…) mais comme un sujet, un être vivant qui respire, se nourrit, se reproduit, bref, vit comme nous, une autre relation avec le monde s’instaure car en même temps nous changeons radicalement de regard sur nous-même. Suis-je un « objet social », au service de la société ou suis-je un « sujet social », un véritable acteur qui met au service de la vie et de la société sa passion et ses talents ?
« Si l’on perd le contact avec la nature, on perd le contact avec l’humanité. Coupé de tout rapport avec la nature, on devient un tueur. On peut alors massacrer (…) des baleines ou des hommes, pour le profit, « le sport », pour la nourriture ou au nom de la science. La nature se sent alors menacée par vous et vous prive de sa beauté. Vous pourrez effectuer de longues promenades dans les bois ou camper dans des endroits merveilleux, vous resterez un tueur et tout rapport d’amitié avec ces lieux vous sera refusé. Vous ne serez probablement proche de rien ni de quiconque, qu’il s’agisse de votre femme ou de votre mari. »
(J. Krishnamurti, 1975, Le journal de Krishnamurti)
